mardi 5 juillet 2016

Les six aliments alcalinisants à manger tous les jours pour être en bonne santé


Le régime occidental typique est mortel. Il est principalement composé d’aliments toxiques et acidifiants comme des sucres transformés, des édulcorants artificiels, des céréales raffinées et des organismes génétiquement modifiés cachés. Tout cela, combiné à d’autres méfaits, comme le manque de repos, le stress psychologique et les produits pharmaceutiques. Disons que ce n’est pas étonnant que de plus en plus de gens soient atteints de maladies chroniques, de maladies dégénératives ou encore d’autres maladies mortelles pour laquelle la médecine conventionnelle moderne prétend ne pas avoir de remède connu.
 Le corps doit équilibrer le pH du sang à un niveau légèrement alcalin de 7,365 pour survivre. Lorsqu’une une personne consomme des aliments, la digestion et le métabolisme les transforment en une sorte de cendre qui est soit acide soit alcaline. Les lois de la biochimie moderne expliquent que ce n’est pas la matière organique des aliments mais leur matière inorganique qui détermine l’acidité ou l’alcalinité de ce résidu cendreux.
L’équilibre atteint ou contrarié est une conséquence directe du choix que nous faisons de manger tels ou tels aliments. De nombreux aliments acidifiants peuvent avoir des conséquences sur notre santé. En effet, lorsque les nutriments nécessaires au maintien de l’équilibre ne peuvent être obtenus par la nourriture, le corps puise dans ses propres réserves, comme les os ou d’autres tissus vitaux. Ce phénomène peut porter atteinte à la capacité qu’a le corps à se réparer et détoxifier les métaux lourds. Cela rend les personnes plus vulnérables à la fatigue et la maladie. La marge d’erreur est faible : même un pH légèrement acide de 6,9 ​​peut conduire au coma et à la mort.
Bien sûr, le but ultime est l’équilibre. Manger de trop nombreux aliments alcalinisants peut aussi amener des complications au cours du temps, mais ce risque est moins probable, étant donné l’état actuel de l’alimentation moderne hautement addictive. Pour lutter contre les effets d’un tel régime, voici six des aliments alcalinisants pour travailler au cours de vos repas de tous les jours:

1. Les légumes racines

En raison du pouvoir de guérison de ces aliments dans la médecine traditionnelle chinoise, et de leur tendance à être plus riche en minéraux que beaucoup d’autres légumes. Choisissez parmi les radis, les betteraves, les carottes, les navets, le raifort et le rutabaga.

2. Les légumes crucifères

Choisissez parmi brocoli, chou, chou-fleur, choux de Bruxelles, etc.

3. Les légumes-feuilles

Ceux-ci comprennent le chou frisé, la bette à carde, les feuilles de navet et d’épinards. Ils sont particulièrement riches en vitamine K et leur teneur en folate, vitamines, minéraux, antioxydants et fibres, aide à améliorer la digestion et la vision.

4. L’ail

Un vrai aliment miracle, l’ail est en haut des listes des aliments qui favorisent la santé de manière globale. Parmi les autres avantages de l’ail, ils améliorent les systèmes cardiovasculaire et immunitaire en diminuant la pression artérielle et en favorisant le nettoyage du foie.

5. Le piment de Cayenne (Capsicum)

Les piments tropicaux contiennent des enzymes essentielles à la fonction endocrine. Le piment de Cayenne est l’un des aliments les plus alcalinisants. Il est connu pour ses propriétés antibactériennes et est une riche source de vitamine A, ce qui en fait un agent utile dans la lutte contre les radicaux libres nocifs.

6. Les citrons

Le citron est peut-être l’aliment le plus alcalinisant de tous. Comme un désinfectant naturel, il peut guérir les blessures tout en étant un recours immédiat et puissant à l’hyperacidité, aux virus, à la toux, au rhume, à la grippe et aux brûlures d’estomac. Le citron aide aussi à dynamiser et favoriser la désintoxication du foie.

PlantNet, le Shazam de la botanique


Pas capable de distinguer une jonquille d’une tulipe ? Cette appli conçue pour identifier des plantes en les prenant simplement en photo devrait vous aider.

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/25/534x0/4908264_6_659d_un-viburnum-tinus-indique-l-appli-plantnet_9ff0060387a3f29d82aea6e014f10f93.jpg
Un viburnum tinus, indique l'appli PlantNet, plus communément appelé laurier-tin.

« Ces anémones sont magnifiques », vous êtes-vous exclamé lorsque votre hôte vous a tendu cette brassée de… renoncules. Vous avez encore raté une occasion de vous lancer des fleurs : vos connaissances en végétaux sont au ras des pâquerettes. Pour éviter de nouvelles bévues et parfaire vos rudimentaires connaissances, PlantNet, outil d’aide à l’identification des plantes par l’image, vient à la rescousse de ceux qui ont la main vert très pâle. Cette appli identifie fleurs, arbres, arbustes et plantes, croisés au détour d’un chemin ou d’un vase, grâce aux observations mises en réseau par ses contributeurs. Tout apport – expert ou novice – contribue au référencement de la flore française métropolitaine.

Les avantages

Que ceux qui n’ont pas la fibre végétale se rassurent : l’unique compétence requise pour s’approprier cette appli est de savoir prendre une photo avec son smartphone. PlantNet exige toutefois d’isoler un organe lors de la prise d’image et de le taguer selon qu’il s’agit d’une feuille, d’une fleur, d’un fruit ou d’une écorce, avant de le soumettre à la base d’identification botanique.
Quelques secondes – et un minimum de connexion – suffisent pour que PlantNet croise le cliché avec les 230 000 images des 6  100 espèces répertoriées. Il revient ensuite à l’observateur novice d’identifier, ou non, l’espèce parmi les résultats suggérés et d’apporter sa contribution en partageant son image avec le nom scientifique proposé.
A supposer qu’il se mette le doigt dans l’œil, un « Telabotaniste » – nom des contributeurs francophones de l’association Tela Botanica à laquelle est adossée cette appli – peut lui suggérer, par un e-mail discret, une autre espèce. L’observateur expert est habilité, quant à lui, à proposer son identification, en recourant à la saisie assistée du nom latin de l’espèce.

Les inconvénients

Pas toujours facile de se décider à l’issue de l’identification : s’agit-il d’un ciste à feuille de sauge, d’une passerose ou d’un ­pavot du Ventoux ? PlantNet ne fonctionne pas pour les plantes ornementales ou exotiques. Elle ne sera donc d’aucune utilité pour pallier les lacunes de celui qui chercherait à identifier de quel bois sont faits les arbustes pour haies de son voisin.
Et inutile de se piquer de curiosité pour les cactacées, ou de se jouer de ses compétences en lui soumettant la photographie d’une plante en plastique. Enfin, pour ce qui est d’identifier les belles plantes – oui, j’ai évidemment proposé la photo de mes collègues –, PlantNet peut prendre la clé des champs…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/04/25/plantnet-le-shazam-de-la-botanique_4908265_4497916.html#H6ZjJOkLFuGttDYX.99

Une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dits « tueurs d’abeilles ».

LE 12 MAI 2016

Une majorité de sénateurs s’est opposée 
à l’interdiction totale 
des insecticides néonicotinoïdes, 
dits « tueurs d’abeilles ».


LA FRANCE ENTIERE DOIT LE SAVOIR

Les sénateurs ont eu à se prononcer sur "l'interdiction des néonicotinoïdes,

 au plus tard le 1er juillet 2020". Vos élus ont ils soutenu ou rejeté cette interdiction ?



Pour voir de qui il s'agit et selon  votre département, voici le lien internet :


http://reponses.agirpourlenvironnement.org/neonicotinoides-senateurs/

"Infamant pour moi, injuste pour tous", la lettre de Guy Vissac à Laurent Wauquiez


Meurtri, Guy Vissac a pris la plume pour exprimer son indignation face à la décision de Laurent Wauquiez de mettre un terme au PNR sur le territoire du Haut Allier. Une décision que l'un des fondateurs du SMAT du Haut Allier et initiateur du projet de parc a bien du mal à accepter.

Le dossier du PNR a agité la toile ces deux dernières semaines. D'abord, ce sont les trois chambre consulaires qui ont exprimé leur opposition au projet, puis le Président de Région Laurent Wauquiez est entré dans la danse à son tour en signifiant ses craintes.
Les associations écologistes REN 43 et SOS Loire Vivante ont aussitôt dégainé une pétition pour soutenir le PNR du Haut-Allier. Comme le rappellent ces deux associations, ce rétropédalage va à l'encontre des votes et délibérations des 65 communes, 2 régions, 2 départements et 10 communautés de communes qui se sont déclrées favorables à la création du Parc Naturel Régional Sources et Gorges du Haut Allier.

"Pour moi c'est infamant. Mais c'est surtout injuste pour le Haut Allier"

Voilà pour le contexte et en début de semaine, Guy Vissac, l'un des fondateurs du SMAT du Haut Allier et initiateur du projet de parc, répondait aux questions de notre confrère Stépane Longin sur les ondes de notre partenaire RCF Haute-Loire.  
"Pour moi c'est infamant. Mais c'est surtout injuste pour le Haut Allier", avait-il déclaré. 

Une lettre en recommandée pour les élus... et pour la presse

L'octogénaire, qui est ancien Président du SMAT du Haut Allier, a décidé de prendre sa plume pour canaliser sa colère. Il a envoyé en recommandé une lettre (à retrouver en bas d'article) au président d’Auvergne Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, mais aussi aux élus régionaux auvergnats, aux conseillers départementaux de Haute-Loire (où il a longtemps siégé) et à l’ensemble des maires et des présidents de communautés de communes concernés par le PNR. Et aussi à la presse.

>> Voici l'intégralité du courrier que Guy Vissac nous a envoyé : 


"Parce que cette lettre revêt et transmet la sincérité de ma pensée, j'emploie le tutoiement que nous pratiquons mutuellement comme tu l'as exprimé dans tes propos ces derniers jours à mon égard.Les conditions d’interdit du Parc naturel régional des sources et gorges du Haut-Allier et mieux encore la suppression du Syndicat mixte du Haut-Allier (SMAT) vont totalement à l’encontre de l’intérêt et de l’avenir de notre Territoire. 
Permets-moi de le dire avec force, également à ceux minoritaires qui approuvent de leur gré ou forcé ton avis, je sais de quoi je parle après un demi-siècle d’engagement total sur ce Pays avec les élus de toutes tendances. Pendant 30 ans, et sur 5 ans pour le projet de PNR, se sont mobilisés les instances d’élus, agents, et professionnels, une adhésion des populations, afin d’assurer le développement économique par le tourisme, l’économie locale, la mise en valeur des patrimoines. Ignorer unilatéralement le travail, la force et le progrès que représentent humainement et stratégiquement ces engagements casse, brise, condamne une dynamique fédératrice de notre Pays, crée une absence d’image, de label indispensable à classer les qualités de ce territoire et nuit à sa reconnaissance sur les régions, la France et l’Europe. 
La charte du Parc à laquelle, contrairement à ce qui est faussement répandu, toutes les composantes actives ont participé et se sont exprimées, a été conçue comme un catalogue où toutes les forces vives du territoire trouvent le relais de leurs actions à engager. Personne n’a été oublié ni rejeté, y compris les représentants des entreprises. Je ne constate d’ailleurs pas que sur les autres PNR les entreprises auraient déménagé, au contraire. Certains sur le Haut-Allier s’étonnent des réactions dictées et publiées. Je ne souhaite pas entrer dans des discussions stériles. Nous avons suffisamment expliqué, argumenté, démontré les avantages et qualités de notre Haut-Allier à devenir Parc Naturel Régional. Refuser ce label c’est condamner à terme voire rapidement ce territoire qui a grandement besoin de soutien et mérite sa mise en valeur par ses richesses. 

La suppression du SMAT : c’est infamant pour moi et injuste pour tous ; élus, agents, professionnels, associatifs se sont fédérés pendant 30 ans pour donner vie à une structure constructive d’un espace rural particulièrement qualitatif pour une économie du tourisme et autres thèmes de développement, sans marcher sur les plates-bandes des consulaires, tous ont eu leur place. Un travail énorme. Sans fédérateur que ne peuvent être les intercommunalités, ce travail, cette longue marche, tout tombe à l’eau. Ni Parc, ni SMAT. Il a toujours été clair qu’il n’y aurait pas empilement de structures, puisque le SMAT transférait ses missions au Parc, une fois celui-ci créé avec la Lozère. Je mets en garde les responsables de ces initiatives destructrices qui oublient un peu trop vite leurs engagements devant la population. 

Guy Vissac

Post Scriptum : Personnellement par tes décisions, je suis atteint au profond de moi-même, également dans mes convictions toujours affirmées sans esprit sectaire ni partisan au service du bien commun, dans l’unique raison des intérêts du Langeadois, du Haut-Allier et de la Haute-Loire. Par cette lettre qui ne se veut pas agressive, j’espère encore croire en ta compréhension".

AMAP et agro-écologie dans le viseur de Laurent Wauquiez

Article de Rue89

Elles ont été parmi les premières informées. Dès le lendemain de l’élection de Laurent Wauquiez à la tête d’Auvergne Rhône-Alpes, les associations dédiées à l’agriculture durable, au développement du bio et des circuits courts ont su qu’elles subiraient des coupes budgétaires plus ou moins larges.
Laurent Wauquiez leur a très vite fait comprendre qu’elles allaient être écartées au profit des Chambres d’agriculture, dont plusieurs élus de l’exécutif régional sont par ailleurs issus.
Ainsi, l’agriculture sera peut-être bien le champ d’action de la Région qui connaîtra le virage politique le plus important.
© Mélany Marfella/Rue89Lyon
Livraison de paniers, du producteur au consommateur © Mélany Marfella/Rue89Lyon
Les baisses de subventions pourraient aller de 15% à 35%. Une micro victoire quand les premières annonces les poussaient jusqu’à moins 70%. Pour les associations et organismes dédiés à l’agro-écologie, l’heure est à la crise.
Une quinzaine d’entre elles tentent désormais de se faire entendre auprès des élus régionaux, via une pétition en ligne et un courrier plaidant leur cause :
“Alors même que la Région prône le soutien aux circuits courts, et à l’installation d’agriculteurs sur les territoires, elle détruit aujourd’hui ceux qui ont initié les changements dans les pratiques de consommation, dans l’accès aux terres agricoles, ou dans l’accompagnement à l’installation de tous les porteurs de projets.”
Laurent Wauquiez l’avait en effet lui-même répété pendant toute sa campagne électorale : il veut approvisionner les cantines des lycées, dont la Région a la compétence, via des circuits courts, dans l’optique d’une “préférence régionale” qui lui est chère.

Les AMAP principalement touchées

Emilie Bonnivard, photo Twitter.
Emilie Bonnivard, photo Twitter.
Emilie Bonnivard, vice-présidente déléguée à “l’agriculture, à la forêt, à la ruralité, à la viticulture et aux produits du terroir”, a précisé dans la presse les propos du candidat Les Républicains devenu président, affirmant vouloir atteindre 75% d’approvisionnement local dans les cantines des lycées en deux ans.
Décrite comme “intelligente, bosseuse” par l’ensemble des acteurs tout comme par les élus d’opposition, elle compte mener une réorientation politique programmée par le nouvel exécutif.
Dès fin février (soit quelques semaines à peine l’élection de Laurent Wauquiez) elle est allée voir avec Dominique Despras, conseiller délégué à l’agriculture bio, la plupart des acteurs de l’agriculture durable, notamment réunis au sein du collectifInpact.
Parmi eux, Jean-François Baudin, président du Réseau AMAP régional qui sera impacté de la baisse de subventions la plus importante (de 35%). L’association pourrait licencier dès cet été.
“On a le sentiment d’accompagner un mouvement de société dans lequel de plus en plus de citoyens se retrouvent. Il permet aussi aux agriculteurs de mieux vivre, défend-il. Tout ce que l’on souhaite, c’est que la Région prenne ses décisions après avoir évalué notre travail.”
Dominique Despras, que nous avons interrogé lors de la dernière assemblée plénière du conseil régional, nous avait déclaré :
“Il y avait peut-être lieu d’aider certains dispositifs, comme celui du réseau Amap, à leur démarrage. Mais maintenant ce n’est pas à la Région de continuer à faire fonctionner ces structures.”
Rhône-Alpes compte 225 AMAP (l’acronyme signifie “association pour le maintien d’une agriculture paysanne”), il y en aurait une centaine en Auvergne -toutes n’étant pas nécessairement adhérentes au Réseau.
Ces petites organisations mettent en place des contrats de proximité entre producteurs locaux et consommateurs. Le nombre des AMAP a stagné ces dernières années en Rhône-Alpes, en revanche, le nombre d’agriculteurs décidés à rejoindre ces formats de distribution a, lui, augmenté.

La Chambre de l’agriculture, reine des champs

Pour justifier ces coupes frappant le domaine de l’agriculture durable, la Région pointe des redondances dans les missions d’animation et d’aide au développement menées par les différentes structures.
Ce que réfute Marie-Hélène Riamon, ingénieure agronome et conseillère régionale PS depuis 2010, dans l’opposition désormais :
“L’agriculture est un domaine d’individualités qu’il ne faut pas caporaliser, il est semblable au domaine du numérique qui crée de l’emploi par sa diversité. Le rattacher à un seul système, à un seul syndicat, ça ne marche pas. ”
C’est pourtant ce que compte faire le nouvel exécutif, comme Dominique Despras, conseiller à l’agriculture bio, nous l’a expliqué :
“L’objectif n’est pas nécessairement d’avantager les Chambres d’agriculture mais plutôt de les retrouver au coeur du dispositif : elles sont l’église qu’il faut remettre au centre du village.”
L’élu peut en parler d’autant mieux qu’il est lui-même membre de la Chambre d’agriculture du Rhône. Un autre conseiller régional proche de Laurent Wauquiez, Raymond Vial, a quant à lui été président de la Chambre d’agriculture de la Loire.
Une fonction que Laurent Wauquiez aime beaucoup, puisqu’il s’était également offert le soutien de Jean-Claude Darlet, président de la Chambre d’agriculture d’Isère qui fût présent sur la liste du candidat Les Républicains.
Laurent Wauquiez avait ainsi su s’entourer dès sa campagne de figures du monde agricole parmi les plus institutionnelles et les plus investies dans sa victoire.
Laurent Wauquiez à l'annonce des estimations à son large avantage dimanche 13 décembre. Crédit : Eric Soudan.
Laurent Wauquiez à l’annonce des estimations à son large avantage dimanche 13 décembre. Crédit : Eric Soudan.

Pour “les bobos” qui font leurs courses dans les fermes ?

Les Chambres d’agriculture, en tant qu’organismes publics d’Etat, ont pour objectif d’assurer une forme de service public, de façon indépendante. Mais dans les faits, elles sont particulièrement proches de la FNSEA, le puissant syndicat majoritaireprésidé par l’industriel businessman Xavier Beulin, qui prône notamment l’agrandissement des exploitations pour sortir les paysans de la crise.
Pour visualiser mieux encore les connexions, notons que Dominique Despras, l’élu en charge de l’agriculture bio qui est donc aussi membre de la Chambre d’agriculture du Rhône a également été président de la FDSEA du Rhône (section départementale de la FNSEA).
La politique consulaire de ces Chambres anciennes de 70 ans a par ailleurs mis beaucoup de temps à considérer l’agriculture biologique, qu’elle a d’abord ignorée voire tout à fait dénigrée.
“Aujourd’hui, toute la stratégie doit partir de là”, nous assure pourtant Dominique Despras.
Les Chambres d’agriculture installées dans chaque département ne devraient donc pas être victimes des baisses drastiques de subsides.
“En revanche, on peut toujours leur demander plus pour le même budget”, prévient le conseiller régional.
Ce qui n’est pas pour rassurer les élus d’opposition :
“Quels moyens vont déployer les Chambres pour soutenir cette agriculture durable ?” demande la socialiste Marie-Hélène Riamon.
Dans un contexte où le nouveau budget de la Région dédié à l’agriculture reste quasi constant par rapport à celui de l’ancien exécutif monté en 2015, s’élevant à plus de 48 millions d’euros, c’est donc une vision politique forte et assumée qui guide les choix de Laurent Wauquiez.
Et dans cette vision portée par le parti Les Républicains, dont le président de région est numéro deux, l’agro-écologie ainsi que toutes ses formes d’animation du territoire rural sont loin d’avoir bonne presse.
Nicolas Sarkozy en avait fait une caricature largement relayée (en vidéo ci-après) :
« Quant à l’expression bizarre d’agroécologie, c’est le faux nez d’une véritable obsession pour la destruction de notre puissance agricole. Notre puissance agricole serait remplacée par la possibilité donnée aux bobos d’aller faire leurs courses à la ferme dans le cadre des circuits courts.”
Et d’ajouter :
“Et pendant qu’on y est, on pourrait même toucher le béret et on aurait le droit, pour chaque produit acheté, de prendre une photo. »

Quel maillage, pour quels projets ?
Le retrait progressif de la Région dans le fonctionnement de ces associations et organismes pourrait les étrangler peu à peu, notamment parce que les subventions régionales déclenchent d’autres moyens cette fois versés par l’Europe.
Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale du groupe Rassemblement (EELV et PG notamment), s’alarme :
“Laurent Wauquiez fait de mauvais choix. En termes de compétences, avec des associations qui sont chaque jour sur le terrain et dont les interventions coûtent moins chères que celles des chambres consulaires, en termes de maillage, en termes de bonne utilisation de l’argent public qui doit servir de levier pour obtenir des financements européens, ces coupes ne sont pas pertinentes.”
La plupart des structures bénéficiaient de conventions triennales avec la Région courant jusque fin 2016. Mais les subventions, dont il reste difficile d’obtenir le montant exact auprès de l’exécutif, devrait chuter dès cette année.
Si lors de la commission plénière qui réunit ce jeudi une poignée de conseillers régionaux, les baisses devraient êtres entérinées, les associations d’agriculture durable espèrent toutefois pouvoir batailler encore ces prochaines semaines et convaincre Emilie Bonnivard d’apporter un soutien financier à plusieurs de leurs projets.
> Article mis à jour le 26 mai à 13h30 avec les informations concernant l’élu en charge de l’agriculture bio à la Région, Dominique Despras, et ses connexions avec la FNSEA et les Chambre d’agriculture.

Naturopathie, un art de vivre !


lundi 4 juillet 2016

Qui est Hippocrate ?


Hippocrate est un médecin grec. Il vécu il y a 2476 ans.

Mais son esprit est toujours bien présent parmi nous.

Son enseignement et son exemple continuent à nous accompagner quotidiennement, nous tous qui nous intéressons à la santé et à la médecine naturelle.

La médecine conventionnelle moderne, elle, a largement rompu avec les enseignements d’Hippocrate. Ce rejet a commencé à la Renaissance, où furent brûlé en place publique les ouvrages d’Hippocrate et des médecins arabes qui s’étaient inspirés de lui.

Ce pathétique événement eut lieu à Bâle (Suisse), la nuit de la Saint-Jean, le 23 juin 1527.

À partir de là, le rejet d’Hippocrate et de sa conception du corps humain se généralisa progressivement. L’enseignement de ses idées fut définitivement abandonné dans les universités de médecine à la fin du XIXe siècle.

Hippocrate, un artisan du corps humain

En revanche, on peut dire que les médecines naturelles restent complètement imprégnées de la tradition hippocratique.

Hippocrate expliquait qu’il fallait traiter un individu, pas une maladie.

Il s’efforçait de traiter le corps dans son ensemble, pas uniquement une partie du corps.

C’est ce que nous appelons aujourd’hui la médecine « holistique ». C’est celle qui prend en compte toutes les dimensions de la personne. Le terme vient du grec « holis », qui veut dire « tout ».

Pour élaborer ses traitements, Hippocrate expliquait que la nature, physis, possède en elle-même des forces de guérison. Le rôle principal du médecin est d’aider la nature à faire son travail, plutôt que de la diriger arbitrairement.



La théorie des humeurs

Pour Hippocrate, la santé est un état d’équilibre harmonieux des différentes humeurs (fluides) dont le corps est constitué.

Ces humeurs sont au nombre de quatre : le sang, la lymphe, la bile noire et la bile jaune.

Elles correspondent aux quatre éléments qui constituent l’univers dans la philosophie d’Aristote : l’air, l’eau, la terre et le feu.

Le sang correspond à l’air, l’eau à la lymphe, la terre à la bile noire, le feu à la bile jaune.

Chaque personne a un « tempérament » individuel, déterminé par le rapport de ces humeurs entre elles. C’est ainsi que certaines personnes sont sanguines, bilieuses, lymphatiques, ou mélancoliques (mélanos signifie « noir » en grec, et celui qui est mélancolique a trop de bile noire).

Chaque élément est une combinaison particulière entre les quatre qualités de base : le froid, le chaud, le sec et l’humide.

La théorie des humeurs, et ses relations avec les éléments et les qualités, peut-être schématisée comme suit :


Toute maladie est provoquée par un déséquilibre des humeurs. Pour la corriger, il faut favoriser les humeurs en manque, et évacuer les humeurs en excès.

Cette théorie servira à justifier par la suite le recours massif aux vomitifs, purgatifs et surtout à la saignée, qui firent des catastrophes et se poursuivirent malheureusement bien au delà des moqueries (bien justifiées) de Molière contre les médecins de son époque.

Toutefois, il est absolument faux de prétendre que cela soit la faute d’Hippocrate.


Hippocrate n’a jamais encouragé les interventions audacieuses et risquées sur les patients.

Au contraire, son grand principe moulte fois répété était : « Primum non nocere », autrement dit « d’abord ne pas nuire ».

Un de ses principaux apports à la médecine fut d’appeler les médecins à identifier les cas désespérés et à s’abstenir de toute intervention incertaine.

Le premier des traitements devait toujours, selon lui, être la « diète », un terme qui chez lui signifie non seulement l’alimentation mais aussi l’ensemble du mode de vie.

« Que ton aliment soit ton premier médicament », disait-il.

Il recommandait de manger une nourriture équilibrée et proportionnée, c’est-à-dire des aliments sans abus correspondant à ses besoins et à son tempérament individuel.

Selon lui, certains aliments doivent être mangés crus, mais d’autres doivent être cuits pour faciliter la digestion.

Premiers diagnostics scientifiques

Un des points forts de la médecine hippocratique était l’accent mis sur l’anamnèse du malade, soit le récit des antécédents, pour comprendre comment il en est arrivé là.

Suivait un examen clinique approfondi permettant le pronostic. Il procédait par auscultation, palpation et utilisait beaucoup l’odorat et l’ouïe. Il avait mis au point une technique appelée « succussion » consistant à secouer le malade afin d’écouter les bruits de fluides circulant à l’intérieur de son corps, et ainsi faire son diagnostic.

C’est ainsi qu’Hippocrate fut amené à créer la première classification des maladies. Il distinguait les maladies aiguës, chroniques, endémiques et épidémiques, des distinctions qui sont toujours utilisées.

Il commença à utiliser les termes médicaux tels que « exacerbation », « rechute », « résolution », « crise paroxystique », « pic » et « convalescence », toujours utilisés également.

Sa description de la pleurésie purulente (suppuration de la muqueuse pleurale dans la cavité thoracique) est toujours enseignée de nos jours aux étudiants en pneumologie et en chirurgie.

Il fut le premier à décrire le symptôme des « doigts en baguette de tambour », un signe important pour le diagnostic de maladies du cœur, du cancer du poumon et de broncho-pneumopathie chronique obstructive. Ce phénomène est d’ailleurs souvent appelé « hippocratisme digital » en son honneur. Il fit également le pronostic de la « face hippocratique », le changement qui se produit dans le visage au moment de la mort, ou pendant une longue maladie.

Il inventa le traitement des hémorroïdes par ligature et assèchement au fer chaud, une technique toujours en cours actuellement.

Haute tenue morale

Plus que tout le reste, la grande œuvre d’Hippocrate fut d’insuffler dans la profession des médecins, peu prestigieuse à l’époque, une haute tenue morale.

Il enseigna que le médecin devait être honnête et son comportement exemplaire.

C’est peu connu mais, dans le célèbre « Serment d’Hippocrate », le médecin doit jurer de « suivre lui-même la diète qu’il considère être bonne pour ses patients ».

Mais la bonne moralité recommandée par Hippocrate ne s’arrête pas là :

« Dans toutes les maisons où j’entre, je n’irai que pour le bien du malade, et je m’abstiendrai de tout acte volontaire de malfaisance ni de corruption ; de plus, je m’abstiendrai de séduire les femmes ou les hommes, les esclaves ou les hommes libres. »

Il fut un exemple d’honnêteté rare dans sa pratique médicale, n’hésitant pas à rapporter scrupuleusement un cas où il essaya de traiter 42 patients, dont 25 moururent.

La gentillesse, la douceur (« Là où est l’amour des hommes se trouve aussi l’amour de l’art ») et la dignité sont constamment encouragées, à tel point que l’image traditionnelle que nous avons du bon médecin, humain, dévoué mais aussi cultivé et aimable, s’est construite à la suite de toutes les générations de médecins qui s’efforçaient de cultiver ses vertus, conformément à leur « Serment d’Hippocrate ».

Quel que soit le caractère étrange, donc, de certaines de ses théories, la dette que nous avons à son égard est absolument gigantesque.


À votre santé !